Ateliers réemploi

C’est béton

27 août 2020

@ atelierNA


Deux ateliers « réemploi des matériaux » ont été menés en mars avec les élèves de l’école primaire Alésia, du 14e arrondissement. Une initiation ludique à cette démarche environnementale.

Pour faire comprendre aux enfants ce qu’est le réemploi des matériaux, rien de mieux que de les y confronter concrètement. Voici l’idée d’Atelier Na. Accompagnés par ce collectif de designers et architectes, les élèves de l’école élémentaire Alésia ont fabriqué et coulé du béton de réemploi, utilisant pour partie des matériaux collectés dans l’ancien hôpital. Ils ont ainsi appris qu’habituellement le gravier, composante essentielle du béton, est issu de l’extraction dans le milieu naturel. Mais, qu’il peut tout aussi bien être remplacé par des gravats provenant de démolitions. Avec une réduction équivalente de l’impact écologique par préservation de la ressource.

L’objectif de la démarche est, pour Atelier Na, de faire un pont entre quartier et chantier Saint-Vincent-de-Paul. La sensibilisation au développement urbain durable passe par la découverte des approches écologiques développées lors des phases opérationnelles. Le réemploi des matériaux y occupe une place centrale. Confié à l’entreprise Mobius, il a été généralisé à l’ensemble de l’ancien site hospitalier.

Pour des raisons évidentes de sécurité, les enfants et leurs professeurs n’ont pas eu accès au chantier pour la collecte des matériaux. Atelier Na s’en est chargé, en récupérant des briquettes et du carrelage… des matières assez belles, capables d’apporter au béton une touche de couleur. Deux ateliers ont eu lieu à Saint-Vincent-de-Paul les 18 et 19 mars derniers, avec deux classes de primaire.  


@ atelierNA


Concasser les gravats, les mélanger à l’eau, au sable et au ciment, malaxer, couler le tout dans des moules… « Le béton est un peu compliqué à manipuler, résume Rémi Buscot, d’Atelier Na. Il impose des précautions notamment travailler avec des gants… Mais tous les enfants étaient extrêmement contents de sortir du cadre scolaire, de s’intégrer au chantier et surtout de produire quelque chose eux-mêmes. D’autant qu’avec le béton le résultat final ne tarde pas à apparaître. C’est le côté assez surprenant du matériau ».


@ atelierNA


Après une semaine d’attente, le béton était sec. Un nouvel atelier était prévu pour démouler, vernir et récupérer les dessous-de-plat, cache-pots, et plateaux réalisés. Mais, le confinement a rebattu les cartes : impossible de rassembler tout le monde et de poursuivre le boulot. Les professeurs ont donc collecté les objets et les élèves les ont achevés de retour à l’école. Chacun d’eux est reparti avec sa production et un petit livret, témoin des vertus du réemploi.

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