Interventions artistiques

L’imaginaire en chantier

15 février 2019

© Yes We Camp

« L’enjeu de la Saison 1 était de faire vivre l’ancien hôpital, celui de la Saison 2 est d’accompagner l’émergence du nouveau quartier dans la cohabitation avec le chantier » résume Raphael Haziot, coordonnateur artistique de l’initiative pour Yes we camp. À l’instar de l’exposition Lieux infinis de la biennale d’architecture 2018 de Venise, Les Grands Voisins défendent l’idée de « ne pas livrer des lieux finis, mais des lieux en perpétuel mouvement » rappelle-t-il.

Les clôtures provisoires qui entourent le périmètre opérationnel sont un support d’expression idéal de « l’imaginaire du chantier ». Depuis plusieurs semaines déjà, celui-ci prend de multiples formes et génèrent autant de sensations et de réactions.

Notamment celles qui s’expriment lors de la transformation de lieux familiers. Le long des bâtiments démolis Jalaguier, Pasteur et Chaufferie, de « fausses façades » collées entretiennent la mémoire des lieux.

Le collectif Dallas détourne, lui, les objets rencontrés sur place comme l’une des dernières cabines téléphoniques de Paris, derrière La Lingerie. Elle s’intègre au socle d’un belvédère doté d’un périscope pour observer les travaux. Un haut-parleur diffuse « la musique » du chantier.


© Yes We Camp


© Yes We Camp

La palissade de bois s’enrichit de bien d’autres traitements. Martin Sztajman y appose des mosaïques. Les graphistes de Yes We Camp, jouent avec malice de ses imperfections et de ses interstices.

Bientôt, en déambulant avenue Denfert-Rochereau, on découvrira l’abécédaire illustré du chantier d’Hubert Poirot-Bourdain. Le couloir entre La Lingerie et la cour de La Chapelle sera illuminé des innombrables néons de Color Fence signé Marc Ippon de Ronda. En levant le regard vers le ciel on prendra de la hauteur avec la Compagnie Retouramont, fondateur du réseau européen de danse verticale. Et, mois après mois on sentira battre le pouls du chantier.


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